À Avranches, les DPE dessinent un parc dominé par les classes C et D
La photographie publiée le 24 septembre 2026 repose sur une extraction ADEME du 18 septembre réunissant 3 154 diagnostics enregistrés à Avranches. Les classes C et D dominent ce corpus, tandis que les étiquettes F et G représentent 192 enregistrements, soit 6,1 %.

Une photographie de 3 154 diagnostics, pas de 3 154 logements
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Avranches |
|---|---|
| A | 14 |
| B | 69 |
| C | 1 266 |
| D | 1 184 |
| E | 429 |
| F | 145 |
| G | 47 |
À Avranches, la photographie du parc immobilier diagnostiqué datée du 24 septembre 2026 met en évidence un profil dominé par les classes énergétiques C et D. Cette actualité repose sur l’analyse de la dernière extraction ADEME utilisée, datée du 18 septembre 2026, et non sur un événement municipal. Le périmètre local comprend 3 154 diagnostics enregistrés. Ce nombre constitue le point de départ de la lecture, mais il ne correspond pas à un décompte de logements uniques : un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base. Pour les vendeurs, bailleurs et acquéreurs, les résultats donnent donc un contexte local, sans décrire automatiquement leur propre bien.
Le jeu local identifie Avranches, dans la Manche, par le code INSEE 50025 et retient une population communale de référence de 10 143 habitants. Ces repères définissent le territoire étudié ; ils ne permettent pas de calculer la part des logements couverts par les diagnostics. Le nombre total de logements uniques n’est pas fourni, pas davantage que le nombre de biens effectivement représentés après suppression des éventuels enregistrements multiples. Il faut ainsi distinguer trois objets : la population de référence, les diagnostics enregistrés et les logements eux-mêmes. Les pourcentages énergétiques présentés ici décrivent le deuxième objet, et ne doivent pas être étendus sans réserve à l’ensemble du parc communal.
À Avranches, les classes C et D représentent 40,1 % et 37,5 % des diagnostics
La classe C rassemble 1 266 diagnostics, soit 40,1 % des enregistrements, devant la classe D, avec 1 184 diagnostics et 37,5 %. C’est le trait le plus saillant de cette photographie d’Avranches : la lecture du corpus ne se résume pas aux seules étiquettes les moins favorables. Les classes A et B sont beaucoup moins présentes, avec respectivement 14 diagnostics, soit 0,4 %, et 69 diagnostics, soit 2,2 %. Cette répartition permet de situer une étiquette individuelle dans le contexte des diagnostics locaux. Elle ne mesure toutefois ni la qualité générale d’un bien ni sa position sur le marché, pour lesquelles aucune donnée n’est fournie ici.
À l’autre extrémité de la distribution, la classe F compte 145 diagnostics, soit 4,6 %, et la classe G en compte 47, soit 1,5 %. Réunies, elles représentent 192 enregistrements, ou 6,1 % du total. La classe E occupe une place distincte, avec 429 diagnostics et 13,6 % des enregistrements. Pour comprendre le profil local, il importe de ne pas confondre ces groupes : E n’est pas inclus dans le chiffre de 6,1 %. Leur distinction est également utile pour examiner les échéances de location et le champ de l’audit énergétique à la vente. Ces effectifs restent, dans tous les cas, des nombres de diagnostics et non de propriétaires ou de logements uniques.
- Classe C : 1 266 diagnostics enregistrés, soit 40,1 % du corpus.
- Classe D : 1 184 diagnostics enregistrés, soit 37,5 % du corpus.
- Classe E : 429 diagnostics enregistrés, soit 13,6 % du corpus.
- Classes F et G réunies : 192 diagnostics enregistrés, soit 6,1 % du corpus.
Un bâti ancien, sans lien automatique avec une mauvaise étiquette
L’ancienneté du bâti constitue un deuxième élément marquant du profil d’Avranches. La période dominante est celle de 1948 à 1974, qui représente 40,4 % du corpus géolocalisé. Les données indiquent également une part de 25,8 % pour le bâti antérieur à 1949, de 66,2 % pour celui antérieur à 1975 et de 91,9 % pour les périodes antérieures à 2001. Ces seuils décrivent une présence importante des constructions anciennes dans les données disponibles. Ils ne sont pas des catégories indépendantes à additionner : les périodes antérieures à une date incluent celles qui précèdent les seuils plus anciens. Leurs bornes doivent donc rester visibles dans toute lecture.
Cette ancienneté ne permet pas d’expliquer, à elle seule, les étiquettes énergétiques observées. Les faits fournis ne comportent pas de croisement entre période de construction et classe DPE, ni d’historique des travaux réalisés. Affirmer que les constructions d’une période seraient responsables des diagnostics F ou G transformerait une coexistence de caractéristiques en causalité non démontrée. Le corpus indique par ailleurs 26,5 % de maisons individuelles et une surface médiane de 66 m². Ces repères complètent la description, mais ne renseignent pas l’étiquette de chaque type de bien. Pour un acquéreur comme pour un vendeur, l’âge et la forme du bâtiment restent à lire séparément de son résultat énergétique individuel.
Consommation, coût et gaz : trois repères à ne pas confondre
La consommation médiane indiquée dans le jeu local est de 182 kWh/m²/an. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 055 €. Ces deux valeurs offrent des points de repère différents : l’une exprime une consommation rapportée à une surface, l’autre une estimation annuelle en euros. Une médiane ne constitue pas la valeur de chaque diagnostic et ne décrit pas toute la dispersion du corpus. Elle ne doit pas non plus être présentée comme une moyenne. Pour apprécier un bien particulier, ces chiffres servent donc de contexte, sans remplacer les données qui lui sont propres ni permettre d’annoncer sa dépense énergétique à venir.
Le gaz naturel apparaît comme le chauffage principal dans l’extraction, avec 1 200 diagnostics. Ce chiffre porte, lui aussi, sur des enregistrements et ne permet pas de compter autant de logements distincts chauffés au gaz. Les données fournies ne détaillent pas ici les autres modes de chauffage et ne croisent pas l’énergie utilisée avec les classes DPE. Il serait donc injustifié d’attribuer la prédominance des classes C et D au gaz, ou de relier directement cette énergie au coût médian estimé. De même, rien n’établit que la surface médiane de 66 m², la consommation médiane et le coût médian correspondent à un seul et même logement représentatif.
Pour les bailleurs, distinguer la classe G des échéances F et E
Pour les bailleurs, la répartition des étiquettes prend un sens concret au regard du calendrier de décence énergétique fourni. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus ce critère pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. À la date de cette analyse, le 24 septembre 2026, cette première échéance est donc déjà passée. Le corpus d’Avranches contient 47 diagnostics G, mais il ne précise pas combien concernent des logements proposés à la location, occupés ou représentés plusieurs fois. Il ne permet ainsi ni de chiffrer un nombre de locations concernées ni de conclure à la situation juridique de biens identifiés.
Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. Le contexte local est particulier par l’ampleur respective de ces catégories : 145 diagnostics F, contre 429 diagnostics E. La classe E mérite donc une lecture propre, même si elle ne fait pas partie du groupe F-G souvent mis en avant dans cette photographie. Pour un bailleur, l’information utile est d’abord l’étiquette du logement concerné et l’échéance correspondante, non le poids moyen d’une catégorie à l’échelle communale. Les données ne permettent pas d’évaluer un programme de travaux, son montant, ses effets sur l’étiquette ou sa durée de réalisation.
- G : critère de décence énergétique non satisfait pour un nouveau bail en métropole depuis le 1er janvier 2025 ; 47 diagnostics locaux.
- F : échéance prévue en 2028 ; 145 diagnostics locaux.
- E : échéance prévue en 2034 ; 429 diagnostics locaux.
- Ces effectifs ne constituent pas un inventaire des logements locatifs concernés.
À la vente, l’étiquette et le type de propriété doivent rester liés
Pour les propriétaires vendeurs et les acquéreurs, le point réglementaire fourni concerne l’audit énergétique. En métropole, il vise la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G, la classe E étant concernée depuis le 1er janvier 2025. La seule présence d’un diagnostic dans l’une de ces trois classes ne suffit donc pas à déterminer le champ de l’audit : le type de bien et de propriété entre également dans la définition donnée. La photographie locale permet de repérer le poids des étiquettes concernées, mais elle ne recense pas des ventes et ne détaille pas les situations de propriété.
La part de 26,5 % de maisons individuelles ne peut pas être appliquée mécaniquement aux diagnostics E, F ou G pour estimer un nombre d’audits. Un tel calcul supposerait une répartition identique des étiquettes entre types de biens, ce que les données ne démontrent pas. Il manquerait aussi le décompte des logements uniques, l’identification des immeubles en monopropriété et celle des biens effectivement vendus. L’utilité de cette analyse pour une transaction est plus précise : distinguer le contexte énergétique communal du cas individuel, puis lire ensemble la classe et la catégorie du bien. Aucun élément fourni ne permet d’en déduire un prix de vente ou un délai de transaction.
Secteurs et risques : une lecture locale sans classement des adresses
L’analyse locale couvre quatre quartiers ou secteurs IRIS nommés dans le jeu : Quartier Centre Ville, Quartier H.L.M., Quartier Périphérique Nord-Ouest et Saint-Martin-des-Champs. Leur présence indique le périmètre des secteurs analysés, mais aucun résultat chiffré par secteur n’est fourni ici. Il n’est donc pas possible d’affirmer que l’un concentre davantage de diagnostics défavorables, de constructions anciennes ou de chauffage au gaz. Pour un propriétaire ou un acquéreur, cette limite est importante : le profil communal ne devient pas un profil de quartier par simple changement d’échelle. Les données disponibles n’autorisent ni palmarès des secteurs ni appréciation énergétique d’une adresse à partir de son seul emplacement.
Géorisques recense les familles suivantes : inondation, mouvement de terrain, séisme, phénomène lié à l’atmosphère, radon, transport de marchandises dangereuses et engins de guerre. Le potentiel radon est renseigné à 3, tandis que la zone sismique est non renseignée dans les faits disponibles. Cette différence doit être conservée : une information absente ne signifie pas une absence de risque. Le recensement de familles de risques ne démontre pas non plus qu’un bien donné est exposé à chacune d’elles. Ces informations constituent un volet distinct du DPE ; aucun croisement fourni ne permet de relier une classe énergétique, une période de construction et une exposition précise.
Ce que cette mise à jour permet de comprendre, et ce qu’elle laisse ouvert
Cette extraction offre une photographie, pas une trajectoire. Aucun point de comparaison antérieur n’étant fourni, elle ne démontre ni amélioration ni dégradation des performances énergétiques à Avranches. La présence de nombreux diagnostics C ne permet pas davantage d’établir un rythme de rénovation. Les enregistrements multiples possibles et l’absence d’historique comparable interdisent de raconter une évolution à partir de cette seule distribution. La date du 18 septembre 2026 identifie l’extraction ADEME utilisée ; celle du 24 septembre 2026 correspond à la présente analyse. Cette distinction situe précisément l’actualité sans laisser entendre que tous les diagnostics ont été réalisés au moment de la publication.
Le bilan utile repose ainsi sur plusieurs dimensions qui se complètent sans se confondre : des classes C et D dominantes, une place distincte de la classe E, un bâti largement antérieur à 1975 et des indicateurs médians à manier comme des repères. Un vendeur dispose d’un contexte pour présenter la situation énergétique de son bien, un bailleur d’une lecture des catégories associées aux échéances, et un acquéreur d’éléments pour distinguer données communales et caractéristiques individuelles. La portée de cette photographie reste celle des diagnostics enregistrés. Elle ne mesure ni la totalité des logements d’Avranches ni les conséquences financières d’une étiquette pour une transaction particulière.
- Pour la vente : distinguer l’étiquette du bien, sa catégorie et le champ fourni de l’audit énergétique.
- Pour la location : ne pas confondre l’échéance G déjà passée avec les échéances prévues pour F et E.
- Pour l’acquisition : lire les médianes comme des repères locaux, pas comme les caractéristiques garanties du bien.
- Pour toute lecture : conserver la distinction entre diagnostics enregistrés et logements uniques.
Questions fréquentes
Les 3 154 diagnostics correspondent-ils à autant de logements à Avranches ?
Non. La base contient 3 154 diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Le nombre de logements uniques représentés n’est pas fourni.
Quelle place occupent les classes E, F et G dans cette photographie ?
La classe E compte 429 diagnostics, soit 13,6 %. Les classes F et G réunissent 192 diagnostics, soit 6,1 %, avec 145 enregistrements F et 47 enregistrements G. Ces chiffres ne dénombrent pas des logements uniques.
Quels biens sont concernés par l’audit énergétique à la vente ?
Selon les faits fournis, l’audit énergétique réglementaire concerne en métropole la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G. La classe E est concernée depuis le 1er janvier 2025.